bilan apres un an expatriation
Expatriation

Le bilan après un an d’expatriation

Le 10 décembre dernier a marqué la première année de mon expatriation. C’est fou comme le temps passe, j’ai l’impression que mon atterrissage au pays des Dodos était hier. Comme vous pouvez vous en douter, beaucoup de choses se sont passées en une année. C’est pourquoi j’ai décidé de vous faire un bilan sur la situation. Peut-être que ça vous donnera envie de tenter l’aventure de l’expatriation ou de vous conforter si vous en aviez déjà prévu une.

L’acclimatation des 3 premiers mois

J’ai ressenti le mal du pays dès mon arrivée. Faut dire que je n’étais pas partie à la bonne période : décembre. Le mois que j’aime le plus parce qu’il est synonyme de fêtes et de moments en famille. A l’Ile Maurice, la célébration de Noël est totalement différente. En plus, ça tombe pendant l’été…Bonjour l’ambiance. Exit les chaussettes bien chaudes, le feu de cheminée et l’odeur du vin chaud dans les marchés. D’ailleurs, si vous êtes curieux de connaître comment se fête Noël à Maurice, je vous invite à rester connectés car ceci fera l’objet d’un prochain article.

Bref, pour en revenir à l’adaptation, je ne vous cache pas que cela a été difficile au début. Je n’ai pas eu cette euphorie qu’ont la plupart des expatriés quand ils débarquent sur une île “waouh je suis sur île”. Ça m’a pris beaucoup plus de temps. Honnêtement, je n’étais pas préparée à ça du tout. Comme dirait nos confrères Canadiens, je pensais tomber en amour dès le premier jour. Ceci dit je vous rassure, avec le recul, je me rends compte aujourd’hui que j’aime profondément cette île. Et je sais que si demain je devais retourner en France, ce petit point de l’Océan Indien me manquerait. Elle fait maintenant partie de mon histoire. En ayant discuté avec certains expatriés, la plupart d’entre eux avaient ressenti le mal du pays au bout 6 mois, après que l’euphorie des premiers instants se soit évanouie.

La reprise d’un travail

Quand je suis arrivée à Maurice, je n’avais pas de travail. Naturellement, savoir si j’allais trouver rapidement un travail faisait partie de mes plus grandes craintes. Il ne faut pas oublier que j’avais quitté mon CDI de responsable événementiel à Bordeaux. Alors d’un coup tu te retrouves face à l’inconnu. Tu te remets en question. En réalité la perspective de nouveaux challenges était à la fois excitante et terrifiante.

J’ai commencé à chercher du travail 2 mois après mon arrivée. Décembre et janvier étant une période de vacances, ce n’était pas propice à la recherche d’un emploi. Après quelques candidatures et plusieurs entretiens j’ai obtenu un emploi de journaliste, pour l’une des plus grandes compagnies de média à Maurice. Une opportunité énorme s’offrait à moi : être dans le milieu du journalisme. Alors que mes craintes de trouver un emploi se dissipaient d’autres apparaissaient. Je devais m’intégrer à mon nouvel environnement de travail, à une nouvelle culture qui je vous l’assure est bien différente de celle que nous avons en France. Mais le temps fait ses preuves, et je me suis très bien adaptée. Mes collègues proches sont des personnes que j’apprécie sincèrement. Mon autre être crainte a été de me lancer dans le journalisme. Certes mes études en Langues Etrangères Appliquées m’avaient quelque peu briefée sur le sujet mais ce n’était pas le domaine dans lequel j’avais évolué les deux dernières années. Mais comme j’aimais écrire, et que je suis quelqu’un de curieux cela ne m’a vraiment pas posé de problèmes.

La richesse des rencontres

Mon métier de journaliste fait que j’ai pu rencontrer des personnes formidables, pleine d’humilité et de sagesse. Et ça, c’est un cadeau qui n’a pas de prix. Tour à tour ces personnes m’ont fait réfléchir, m’ont fait grandir et ont enrichi mon esprit.

Au-delà des personnes que j’ai pu rencontrer, ce sont des lieux magnifiques que j’ai pu découvrir et côtoyer. Des endroits qui m’ont fait prendre conscience que la soif citadine que j’avais en France n’était qu’illusion et qu’en réalité c’est la nature qui me réconfortait. Avoir vue sur la mer turquoise tous les matins en allant au travail c’est…apaisant et définitivement une autre vie.

Honnêtement, je crois que j’avais réellement besoin de découvrir de nouveaux horizons. J’avais besoin de partir à l’aventure, de tout lâcher même si ça n’a pas toujours été facile. Ce que j’en ai tiré est tellement précieux… C’est une leçon d’humanité que j’espère pouvoir transmettre un jour.

4 Comments

  • viard marcelle

    Trés belle description de ton aventure. Une fluidité dans le récit, j’ai beaucoup apprécié, d’autant que j’ai eu la chance de découvrir Maurice il y a 3 ans maintenant, avec une amie qui y a vécu et qui m’a introduit dans des familles mauriciennes. Du coup je me sans au diapason avec toi . plein de bisous et profite bien de ta vie là-bas.
    bisous

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